Et voilà... des années que je souhaite aller jusqu'à Saignelégier pour assister au Marché-Concours ! Eh bien c'est fait ! Quelle merveilleuse occasion de voir tous ces magnifiques chevaux de la race des Franches-Montagnes. Un fête campagnarde magnifique mais légèrement humide ! Du moins au début. Merci à une société de pari sportif pour ces adorables pèlerines "vert pomme" ! J'ai dû obliger ma fille à porter la sienne car elle ne la trouvait pas assez "trendy".
Merci à Seb et Barbara pour la compagnie et merci à Anne pour le coup de pouce pour le repas. Alia a pu vivre en plein un banquet campagnard accompagné par la fanfare de la Pol Cant et 4 discours (le président du Marché-Concours, le Ministre jurassien, le Ministre vaudois et la CF du DFAE), le tout sur fond de dispute liée au non renouvellement du soutien financier de la CH au Haras national suisse. Elle s'en est bien sortie !
On a même fait un concours... pour gagner une pouliche ! Heureusement il semble que l’on n’a pas gagné ! Qu'aurait-on fait d'un cheval ?




La 1ère édition du Marché-Concours de chevaux de Saignelégier remonte à la fin du XIXe siècle, en 1897 très précisément. La Société d’agriculture des Franches-Montagnes en a été l’instigatrice et l’organisatrice.
A cette époque-là, les éleveurs se partageaient entre partisans du cheval demi-sang et défenseurs du cheval du pays, celui des Franches-Montagnes. L’armée accordait ses préférences au premier, de sorte que le cheval indigène connaissait une réelle mévente. Il importait donc de montrer toute la valeur du cheval des Franches-Montagnes. De plus, à cette époque-là, les autorités cantonales avaient manifesté la volonté de mettre de l’ordre dans l’élevage chevalin du pays, perturbé par des importations et des croisements en tous genres. L’apparition des premiers registres de l’espèce chevaline avait favorisé l’organisation de concours chevalins dans chaque district.
En fait, le premier Marché-Concours, qui se déroula les 28, 29 et 30 août 1897, ressembla davantage à une exposition agricole qu’à la fête que l’on connaît aujourd’hui. Sous la présidence du préfet, il était avant tout destiné à mettre en valeur l’élevage du pays, les chevaux se mêlant aux bovins et au menu bétail.
Le résultat financier de ce marché ayant été quasiment nul, on décida d’attendre deux ans avant d’organiser la seconde exposition. Le programme fut rehaussé par un cortège costumé qui traversa les rues du village et par des courses qui se déroulèrent le lundi après-midi, après une course de vélos qui avait eu lieu le matin, sur 45 kilomètres.
En 1901, pour préserver la caisse, on revint à plus de simplicité. On renonça à l’exposition des bovins, du menu bétail et des produits agricoles, au cortège et aux courses, pour ne garder que la présentation de plus de 500 chevaux.
Le 4e Marché-Concours, qui se déroula en 1904, coïncida avec l’inauguration de la halle-cantine, édifiée grâce à un crédit de 30.000 francs, voté par la commune de Saignelégier. Les préparatifs de la fête s’en trouvèrent considérablement simplifiés.
Depuis ce temps-là, le Marché-Concours national de chevaux a régulièrement lieu chaque année, à l’exception de trois ans durant la Première Guerre mondiale.
Ainsi, Saignelégier, bourgade de 2200 habitants, accueille, le temps d’une fin de semaine pas comme les autres, 40′000 à 50′000 visiteurs.
Le Marché-Concours, une fête à vivre!

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire